C' est avant tout un site internet français entièrement gratuit qui tente de faire découvrir les coulisses des animations classiques Disney (la chaîne de création, les artistes Disney, les sources, les dessins originaux,les musiques, etc.). "Les rêves aussi ont une histoire" représente bien l'objectif principal du site qui est de faire sortir de l'ombre les hommes et les femmes sans qui Walt Disney aurait fermé boutique.

L'art de l'animation sur Disney Archive

Qu'est-ce que Ned, Fred Flinstone et Yogi l’ours ont en commun ? Ils sont tous trois à l'image d'une personnalité type, bien campés dans leur personnage pour offrir un miroir à l'époque où ils ont été créés. Prenons une des toutes nouvelles héroïnes de TÉLÉTOON, Dolly de Y'en a marre, ne partage-t-elle pas les angoisses existentielles de toutes jeunes filles modernes ?L'histoire de l'animation nous ouvre de grandes fenêtres sur les gens, leurs comportements, leur quotidien et surtout sur ce phénoménal agent liant : l'humour. Les dessins animés qui sont devenus des classiques avec le temps ont simplement démontré le caractère universel de l'humour qui les anime. Et puisque TÉLÉTOON vise d'abord et avant tout à divertir et amuser ses auditeurs, l’humour y mis en vedette grâce aux plus grands classiques de l'animation, et aux nouveautés qui en prendront plusieurs par surprise.

La préhistoire de l'animation

On doit toutefois revenir au début des temps pour découvrir les vrais précurseurs de l'animation. Il y a plus de trente mille ans, à l'époque où nos ancêtres commençaient à peine à marcher sur deux pattes, des artistes dessinent des chevaux sur les murs de leurs caves (un exemple à ne pas suivre à la maison...). Pour rendre le réalisme de la chevauchée, ces artistes ajoutent une ombre à chaque patte. En terme d'animation, c'est peut-ête une technique primitive, mais toujours efficace.Les Égyptiens sont plus avancés dans leurs techniques ; vers l'an 2000 avant J.-C., ils tracent deux lutteurs dans différentes prises sur une fresque murale. Voilà ! Ainsi nait l'ancêtre de la bande dessinée !Plus tard, au 12e ou 13e siècle, un artiste japonais peint des animaux occupés à des activités humaines. Ce qui frappe d'abord, c'est le réalisme et la fluidité de ces quatre dessins monochromes nommés Chojugiga (répété à voix haute trois fois rapidement !). En fait, observés en séquence, ils forment le chaînon manquant entre le dessin et l'animé.

Enfin, le 20e siècle !

Tout commence en Europe au 19e siècle quand des inventeurs et des magiciens de talent réussissent à maîtriser des effets optiques et des jeux de lumières pour simuler le mouvement. À l'époque, les intellos se veulent «encyclopédistes» et cherchent à compiler le plus de données possible sur l'univers qui entoure l'homme. Pour mieux naviguer dans le courant de l'histoire, les pionniers de l'animation veulent donc donner à leurs inventions un peu de crédibilité et par conséquent illustrent des animaux ; tantôt pour mieux étudier la foulée des chevaux, tantôt pour recréer l'habitat d'un oiseau en cage, ou encore pour analyser les techniques des bêtes de cirque et des acrobates. Pour les spectateurs, c'est un tour de force et ils s'émerveillent devant la magie du spectacle. (Si seulement ces gens pouvaient voir TÉLÉTOON aujourd'hui, ils seraient éblouis.)Ces inventeurs n'ont certainement pas peur des gros mots, à preuve, les noms donnés à leurs inventions : le praxinoscope (du grec praxis : coordination des mouvements et skopein : observer), le thaumatrope (de thauma : miracle) ou le phénakistiscope (de phenax : trompeur). Même le premier théâtre de l'animation, ouvert à Paris en 1892, se nomme le Théâtre Optique.Il demeure que ces appareils n'ont rien de très engageant et leurs attraits n'ont pas survécu au tournant du siècle. Dès le début du 20e siècle, les États-Unis deviennent le producteur numéro un au monde d'animation pour deux raisons : premièrement, un réseau de salles de cinéma bien implanté où sont présenté animations, actualités et films permettent aux studios d'acquérir une stabilité financière. Deuxièmement, les animateurs ont compris le besoin d'émouvoir le spectacteur.Au début, New-York est la capitale de l'animation. C'est de là que Windsor McCay a lancé Gertie, The Trained Dinosaur en 1914, un dessin animé tout simple où un dinosaure répond aux ordres d'un dresseur. Gertie fait des acrobaties, saute, danse, passe par toutes sortes d'émotions (elle rit, elle pleure) et finalement tire sa révérence. Les spectateurs n'en reviennent pas : ils l'adoptent aussitôt et c'est ainsi que Gertie devient la première grande star de l'animation.

Les années 1920 et 1930 dans l'animation et Disney

Durant les années d'entre guerres, la vitalité de la production en animation est exceptionnelle. Koko le Clown de Max Fleischer vient à peine de sortir pour la première fois de sa bouteille d'encre et Félix le Chat d'Otto Messmer connaît sa première vie quand Walt Disney produit la série Alice. Le succès immédiat de cette série lui permet d'innover en présentant en 1928, Steamboat Willies, un des premiers dessins animés avec son. C'est ici que Mickey chante pour la première fois.Bien avant Disney, Max Fleischer avait fait des essais sonores avec Songs Cartoons. Plus tard, il crée Betty Boop et Popeye le Marin. Le trait cru, le contour gras, les dialogues intenses et la bouillonnante énergie créatrice et destructrice emportent le public nord-américain qui développe aussitôt une fascination, qui durera, pour ces personnages.Le studio de Walt Disney continue de régner en maître. Dans ses ateliers, on vise le grand art. On lêche donc le cadre, peaufine les décors tel un petit détail tissé dans un tapis turc, sature de couleurs bien avant Kodak, et enfin puise dans, sinon galvaude, tout le répertoire de musique classique du 19e siècle. Et ce, dès les années 1930. En fait, de 1932 à 1940, son studio qui se veut la crème de la crème en dessin animé et décroche chacun des oscars de l'animation.À la fin des années 1920 et durant les années 1930 et 1940, on voit apparaître les Silly Simphonies, puis les Looney Tunes, les Merries Melodies, les Happy Harmonies, les Color Rhapsodies, les Rainbow Parades et les Color Classics. En fait, chaque géant du cinéma possède un studio d'animation qui produit les dessins animés qui précédent leurs films en salles de cinéma.

Les années 1940

Le mot d'ordre au début des années 1940 est de démolir et de revenir à des dessins plus primitifs, mais aussi moins contraignants et plus drôles. L'humour "disneyien" c'est riche, mais il ne faut pas oublier que la rate sèche se dilate plus aisément que la rate grasse !On veut de l'humour et on en fait. Un torrent d'hilarité saisit l'Amérique, puis le monde entier. Ce n’est qu’en 1940 que nait Bugs BunnyTom & Jerry et Woody Woodpecker. (Vous rendez-vous compte? Bugs Bunny aura 60 ans au tournant du siècle !) Dès 1944, les Looney Tunes et les Merrie Melodies seront en couleur.Et le Canada ? Sa première vraie percée dans le monde de l’animation se fait par l’intermédiaire de la Première Guerre Mondiale. Le Canada part en guerre en septembre 1939, et a besoin de films de propagande patriotique. En octobre 1939, John Grierson devient le premier commissaire du gouvernement à la cinématographie. En 1941, il engage Norman McLaren, un animateur de grand talent qui met sur pied les studios d'animation de la National Film Board (les studios français de l’Office natinal du film verront le jour en 1966).À la fin de la guerre, l'Europe est en ruine, et pourtant un vent d'optimisme anime le monde. Une promesse de renouveau. On veut s'amuser, renouer avec la notion de loisirs. Quoi de mieux que les matinées au cinéma avec leurs successions de dessins animés et d'actualités ?C'est le regard que l'animateur pose sur notre réalité qui fascine. Quel parfaite coïcincidence que Pépé le putois apparaisse à l'écran en 1945, alors que les «Boys» américains reviennent victorieux du front, ravis de leur rencontre avec les Européens et quelque peu ébahis par leur audacité avec les femmes.Durant les premières années de l'après-guerre, la consolidation des studios facilite la transition vers la télévision, le médium de choix pour l'animation (demander à n'importe qui parmi les employés de TÉLÉTOON, ils seront tous d'accord). The Road Runner Show, parti en trombe en 1949, a l'honneur d'être le premier dessin animé réalisé pour la télévision.

Les années 1950 et les films et dessins animés Disney

En 1950, l'industrie du dessin animé connaît des années de gloire et de déclin. Plusieurs studios ferment leurs portes et l’industrie recycle les vedettes créées au cours des décennies précédentes. Le conformisme de l'époque gagne l'industrie. Seule exception, la UPA innove en technique et signe des animations d'auteurs. Ces oeuvres plus abstraites permettent d'ouvrir la porte à des animateurs de partout dans le monde.Côté technique, les premières tentatives de films en 3-D, avec lunettes en salle, n'ont pas de suite. Même la magie de Bugs Bunny, de Donald Duck, de Woody Woodpecker et Casper n’emballent plus vraiment.Au Canada, Norman McLaren remporte un oscar en 1956 pour Voisins, un film d'animation qui fit date. Cette production de l'ONF permet de mettre en valeur ses travaux de recherche inédite en pixillation, une technique par laquelle on intègre des personnages vivants à l'animation. De plus, les progrès en gravure sur pellicule jumelés à l'équipe d'animateurs chevronnés en place contribuent à faire de les studios du National Film Board un chef de file mondial en animation. Titre qui sera confirmé à nouveau durant les années 1980.

Les années 1960

Avec les années 1960, on voit finalement apparaître la relève : Les Pierrafeus, Johnny Quest, La Panthère Rose, les Jetsons, Yogi Bear, Charlie Brown et Scooby Doo. On veut célébrer la diversité et l'éveil social du temps ; l'image colle et le succès de ces séries est immédiat.Si le dessin animé se porte mieux, l'animation connaît des années sombres jusqu'en 1968, quand sort en salles le film TheYellow Submarine des Beatles, sur lequel a collaboré le Canadien George Dunning. Après la "Beatlemanie", c’estt "l'Animanie" et l'industrie se transforme à nouveau.À la même époque, les Japonais réussissent à s'imposer sur le marché mondial grâce, entre autres, à Astro Boy de Osamu Tezuka. La contribution des studios japonais demeure inégalée, principalement parce qu'ils apprennent à faire très vite la distinction entre les productions exclusivement pour enfants et la nécessité de développer un marché adulte. Toujours en évolution, leurs techniques aboutissennt sur la production d'animés novateurs (et parfois osés) que TÉLÉTOON est fier de présenter dans sa programmation adulte.

Les années 1970

Les dessins animés et les films d'animation commencent à avoir de l'influence sur la culture au début des années 1970 alors qu’on décide de présenter les dessins animés en grosses tranches horaires à la télé durant la fin de semaine partout dans le monde. Tous les samedis matins, sans faute, toute une génération d'enfants absorbe de grandes doses d'imagination et de créativité.Autre nouveauté : on célèbre les animations au féminin et l'animation indépendante fait sa place au soleil. Sally Cruikbank fait un tapage avec Quasi at the Quackadero (1975). L'année suivante, Suzanne Baker se mérite l’oscar de l’animation pour Leisure. Enfin, Eunice Macauley partage l'oscar en 1979 à titre de co-animatrice de Livraison spéciale de l'ONF.

Les années 1980

Les années 1980 devient la décennie des grandes récompenses pour les producteurs canadiens. Pensons à Frédéric Back qui couronne sa carrière avec l’oscar de l'animation pour L'Homme qui plantait des arbres en 1987. L'ONF et la SRC se partagent les honneurs et la majorité des centaines de prix remportés par les studios canadiens dans les festivals du monde entier.Cette reconnaissance du talent canadien annonce la croissance de nombreux studios d'animation au pays : Cinar, Nelvana, Paragon, Lacewood, et Funbag pour ne nommer que quelques-uns de ceux qui sont à l'antenne de TÉLÉTOON. Cette renommée est aussi nourrie par l'une des meilleures écoles d'animation au monde : le Sheridan College d’Oakville, en Ontario.

Les années 1990

La génération des Baby Boomers, nourrie aux "p’tits bonhommes", n'hésite pas à en servir à leurs enfants. Ces bandes dessinées du samedi matin ont un effet permanent sur les adultes de la génération X : ils consomment et produisent de grandes quantités de dessins animés, Et de là naissent les personnages des Simpsons et les exclamations de Duckman qui font maintenant partie du folklore adulte.Du côté technologique, la maîtrise des effets spéciaux atteint de nouveaux sommets. Donkey Kong et ses amis sont animés en temps réel à 70 %. Ainsi, le logiciel utilisé pour les dessiner s’inspire de vrais acteurs/danseurs dont on trace les mouvements par ordinateur. De plus, les expressions de leurs visages sont captées à l’aide d’un masque spécial. À quand les «humains animés» ?Une révolution a lieu en 1992 : un réseau exclusivement consacré aux dessins animés entre en ondes aux États-Unis. Désormais, les dessins animés ne se limitent plus au créneau du samedi matin. Le même phénomène se produit sur le réseau de câble canadien avec TÉLÉTOON qui entend s'inscrire dans ce grand courant historique et devenir un centre tout aussi créatif et illuminé que les studios, les animateurs et les émissions qui ont marqué l’industrie de l’animation. TÉLÉTOON, la station de l’animation, garantie à ses auditeurs et à ses clients d'être à la hauteur de leurs attentes.

En savoir plus sur Walt DIsney :

Walt Disney est certainement le grand maître du dessin animé. Le dessin, c'est tout ce qui comptait pour Walter Elias Disney. Quatrième enfant d'une famille de cinq, il s'intéressa au dessin encore gamin et dessina tous les animaux de la ferme familiale à Marceline au Montana puis à Kansas City. C'est là que plus tard et toujours enfant, il vendait ses esquisses au barbier du coin pour 25 cents ou en échange d'une coupe de cheveux.Plus tard, il devint à l'image du rêve américain et après sa mort, un personnage mythique. Voilà un homme qui a réalisé ses ambitions. Il voulait des images d'une grande qualité, des trames musicales riches, des animations complexes présentées sans façon. Ils voulait séduire la famille américaine, redonner vie aux contes et aux légendes, explorer la nature de ce grand continent qu'est l'Amérique du Nord et la présenter dans toute sa splendeur au monde entier.Armé de ces ambitions, Walt Disney décida en 1923, à l'âge de 22 ans, de partir avec son frère Roy en destination d'Hollywood pour aller se tailler une place sur l'écran d'argent. Dès l'année suivante, la série «Alice» fait fureur. Une fois sur sa lancée, rien ne lui résiste, pas même Lilian Marie Bounds, une employée de son studio qu'il épouse et ensemble, ils eurent deux filles.Walt Disney a remporté plus de 100 prix pour ses films, dont 29 oscars.

Qu'est ce que Disney-Archive ?

C' est avant tout un site internet français entièrement gratuit qui tente de faire découvrir les coulisses des animations classiques Disney (la chaîne de création, les artistes Disney, les sources, les dessins originaux,les musiques, etc.). "Les rêves aussi ont une histoire" représente bien l'objectif principal du site qui est de faire sortir de l'ombre les hommes et les femmes sans qui Walt Disney aurait fermé boutique. Disney-Archive est le seul site internet français à proposer autant de vidéos, de musiques et d'images et à approcher Disney sous l'angle artistique.

Que contient ce site ?

Pour que Disney-Archive réponde aux objectifs, il a fallu le doter de tous les éléments capables d'illustrer et d'expliquer convenablement l'Art des studios Disney. Ainsi, vous pourrez trouver :
  • 5000 dessins originaux qui justifie à merveille le fait que l'animation est un art à part entière.
  • 12 articles qui racontent la vie
  • 100 vidéos : des clips musicaux et des extraits à priori présents pour la détente mais qui forme l'une des pièces principales du site. En effet, ces vidéos illustrent la place importante que tient la musique dans les animations Disney.
  • 17 musiques : pareil que les vidéos mais sans les images ;)
  • 12 fiches : elles résument et présentent les animations et les personnes qui y ont travaillé.
  • plus de 500 Goodies : après l'effort le réconfort. Des fonds d'écran, cliparts, avatars et gifs animés vous attendent !

Est il légal de proposer tout ça ?

Disney est une marque et protège ses oeuvres et ses créations (ce qui est tout à fait normal). Donc, tout le site repose sur la tolérance de l'entreprise que nous remercions. S'ils le souhaitent, les responsables pourraient faire fermer le site dans l'instant. Cependant, le pillage de Disney ne fait pas partie des objectifs de Disney-Archive et c'est même tout le contraire : Disney-Archive est un site à la gloire de l'empire Disney (pour en savoir plus, rendez-vous sur la page Avertissements
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